Atelier macrophotographie

La macrophotographie est l'ensemble des techniques photographiques permettant de photographier des sujets de petite taille. Le terme désigne l'activité photographique associée à ces techniques. De manière classique, une macrophotographie est une photo dont la taille du sujet sur le négatif est plus grande que la taille réelle. Cependant, dans l'usage moderne, le terme désigne également une photographie finie d'un sujet à une taille plus importante que la taille réelle.

Le grandissement désigne le rapport entre la taille du sujet sur le plan du film (ou du capteur) et sa taille réelle. Dans l'usage classique, un objectif macro est un objectif capable de produire un rapport de grandissement supérieur à 1:1, bien que le terme désigne aussi couramment à des objectifs capables d'obtenir un rapport de grandissement élevé mais ne dépassant pas 1:1. En dehors de la technique photographique, où l'on discute de la taille de l'image sur le négatif ou le capteur, l'image finie, imprimée ou affichée à l'écran, définit plus couramment la qualification de macro d'une photographie. Par exemple, lors d'une impression d'une photo sur un papier de 15×10 cm à partir d'un film 135 ou d'un capteur, un résultat en taille réelle est possible avec un objectif ayant un rapport de grandissement de seulement 1:4. Lorsque le rapport de grandissement est largement supérieur à 1:1, on parle de photomicrographie, technique mise en œuvre en médecine, en imagerie scientifique avec un microscope numérique.

(Source : wikipédia)

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INTERVIEW DE Gilles MARTIN



 

pour Objectif photos : juillet-août 2004

Photographe professionnel, auteur d'ouvrages de références, Gilles matin se consacre essentiellement à la photographie animalière et à la macrophotographie. Il est surtout un vibrant amoureux de la nature.

Objectif photos : Quelle définition donnerais-tu de la macrophotographie ?

Gilles Martin : C'est la photographie de tout ce qui est petit. Plus précisément, c'est le domaine de la photo compris entre la proxiphotographie et la microphotographie. Si on veut traduire ça en termes de rapports de grandissement, on dira que la macro s'étend du rapport x 0,5 jusqu'au rapport x 15. Quinze fois, c'est la limite ! Au-delà, il y a trop de contraintes de profondeur de champ pour photographier, même avec des soufflets, même avec des bagues.

O.P. : Pourrais-tu nous donner un exemple concret qui permette de visualiser facilement les notions que tu viens d'évoquer ?

G.M. : Prenons quelque chose que tout le monde connaît : une allumette. Si tu cadres de manière à voir cette allumette en entier, avec la main qui la tien, c'est de la proxiphotographie. Si tu te rapproches davantage, tu es dans la macro. Enfin, si tu as la tête rouge de l'allumette plein cadre dans le viseur de ton boîtier 24x36, tu es aux limites de la macro avec un grandissement d'environ x 15. Au-delà, si tu veux "entrer" dans le rouge de l'allumette et en photographier la texture, tu dois utiliser un microscope. Et là, ça devient de la microphotographie.

O.P. : Quelles raisons ont amené le photographe animalier que tu es à se lancer dans la macrophotographie ?

G.M. : Au départ, ce sont des raisons essentiellement économiques. Je n'avais ni les moyens de m'acheter du matériel sophistiqué – comme les gros téléobjectifs qu'on utilise pour la
 

faune sauvage, oiseaux ou mammifères – ni les moyens de partir en reportage au bout du monde.J'ai donc opté pour la macrophotographie et j'ai démarré avec un boîtier reflex 24 x 36, un 50 mm standard et trois bagues macro. Et puis j'ai pris mon vélo et je suis allé dans les prairies, sur les bords des rivières ou en forêt où, mine de rien, il y a énormément de choses à photographier.

O.P. : En fait, tu as commencé sans avoir d'objectif macro à proprement parler…

G.M. : Effectivement, j'ai fait de la macro pendant des années avec un matériel tout à fait basique. C'était le b.a-ba, mais ça permettait déjà d'obtenir des images satisfaisantes.

O.P. : Ensuite, tu as poursuivi avec des moyens plus important...

G.M. : Oui, parce que la macro est vite devenue une passion. Ce qui me plaisait, et ce qui me plaît toujours, c'et que tu peux faire de la macro même en ayant simplement une heure devant toi. Tu sors du boulot, tu prends ton appareil, tu trouves un carré d'herbe et, en un rien de temps, tu peux faire une belle image d'une abeille en train de butiner, d'une chenille, d'une araignée, etc. Et ça, c'est vraiment génial comparé à la photo animalière où il te faut la journée entière pour installer ton affût et attendre qu'un animal veuille bien se présenter devant ton objectif,! En macro, tu es sûr de pouvoir faire des images. C'est pour ça que j'organise des stages macro plutôt que des stages de photo animalière. Je suis sûr du résultat et je sais que les gens repartiront contents, en ayant pu faire suffisamment de clichés... /...

     
     
     
     
     
Gilles Martin.com : stages de macrophotographie et microphotographie